Sign in

Collectif citoyen francophone contre la désinformation sur la Syrie : des faits et du contexte ! https://twitter.com/SyrieFactuel
Une semaine après l’explosion meurtrière du 04 août, les libanais se sont réunis en nombre pour rendre hommage aux victimes de la double explosion du port de Beyrouth. Crédit photo : Arthur Sarradin / 2020

Un an après l’explosion dévastatrice du port de Beyrouth et alors que l’enquête officielle est au point mort, l’ombre du régime syrien qui plane sur ce drame n’a fait que s’épaissir. Passage en revue des éléments qui pointent vers la responsabilité d’Assad dans l’une des pires crises vécues par le Liban.

218 morts, dont 43 Syriens, plus de 7000 blessés, 3 à 4 milliards de dollars de dégâts et toujours aucun coupable désigné. Officiellement du moins. Le 4 août 2020, un incendie dans le port de Beyrouth déclenchait une explosion dévastatrice, plongeant le Liban dans l’une des pires crises de son histoire. Un an plus tard, l’enquête officielle est toujours au point mort alors que la situation économique et politique du pays ne cesse d’empirer. …


Alain Corvez sur RT France le 14 avril 2018. Illustration Syrie Factuel / Elie Guckert

Au lendemain de l’attaque chimique de Douma en avril 2018, une vaste campagne de désinformation était lancée par Damas et son allié russe. Comme à chaque fois, le Kremlin a pu compter sur des relais locaux pour propager son narratif. En France, le colonel à la retraite Alain Corvez est l’un d’entre eux.

Le 7 avril 2018, le monde entier découvre les photos d’enfants syriens morts, les yeux vides et l’écume aux lèvres, tués par une nouvelle attaque chimique. Les clichés sont diffusés par de nombreux médias internationaux. Tous ? Non. « Au fait, et les preuves du chimique, elles sont où ? ». Voilà la question posée par le Média, le 9 mai 2018. Trois mois plus tôt, ce site confusionniste proche de la France Insoumise s’était félicité de ne diffuser aucune image des bombardements russes et syriens sur la Ghouta, parce qu’elles seraient « non-vérifiées ». …


L’ambassadeur bolivien Sacha Llorenti au Conseil de Sécurité
des Nations Unies le 7 avril 2017 après l’attaque chimique de Khan Cheikhoun. Illustration : Syrie Factuel / Elie Guckert

Il y a 3 ans, la ville de Douma en Syrie était la cible d’une énième attaque chimique. Attribuée au régime syrien, elle conduira à des représailles occidentales limitées, et en retour à une campagne de désinformation massive de la part des soutiens d’Assad. Leur argument choc : le précédent Irakien et le mensonge des États-Unis sur les armes de destructions massives de Saddam Hussein.

Et si le réalisateur Paul Greengrass avait tout prévu ? Dans le film Green Zone (2010), le commandant américain Roy Miller (Matt Damon), chargé de mettre la main sur les armes de destruction massive (ADM) de Saddam Hussein en pleine invasion de l’Irak par les États-Unis, découvre qu’il court après un mensonge. « Est-ce que vous réalisez ce que vous venez de faire ? », lance-t-il à son supérieur. « Qu’est-ce qui se passera la prochaine fois qu’on demandera aux gens de nous croire ? ».

Près de dix ans plus tard, une chose est sûre : cet épisode a…


Œuvre de Miream Salameh, d’après une photo de Rami Salih. Avec son aimable autorisation / DR / reproduction interdite.

Dès son commencement, la propagande et le révisionnisme ont été déployés pour annihiler la révolution syrienne. Une guerre de l’information qui s’est exportée chez nous et qui menace désormais la mémoire du conflit.

Chaque guerre a pour sœur jumelle la propagande. Mais la Syrie est sans doute le plus important et le plus atroce laboratoire d’une guerre sans précédent menée depuis dix ans contre la vérité et le droit à l’information. Avant même l’intervention russe en septembre 2015, le régime syrien avait déjà déployé tout un programme pour écraser son propre peuple tout en détruisant la perception des opinions mondiales. …


Illustration : Elie Guckert / Syrie Factuel

Une campagne internationale à destination des États-Unis, de la France et de la Grande Bretagne appelle à la levée des sanctions contre le régime syrien. Un plaidoyer mensonger qui passe sous silence la responsabilité majeure du régime dans le désastre syrien, et l’occasion d’une plongée inédite et exhaustive dans l’écosystème international des pro-Assad.

« Nous vous conjurons, Monsieur le Président, d’aider les Syriens à alléger une crise humanitaire qui menace d’entraîner une nouvelle vague d’instabilité au Moyen-Orient et au-delà […] en vous assurant que les sanctions économiques appliquées en France et en Europe ne violent pas les droits humains du peuple syrien et n’aggravent pas la situation humanitaire déjà désastreuse en Syrie. » Voilà l’appel qu’a reçu Emmanuel Macron le 21 janvier dernier, à l’instar de son homologue américain fraîchement investi Joe Biden ainsi que du Premier ministre britannique Boris Johnson.

Lire aussi : Sanctions en Syrie : Le vrai du faux

Cette…


Illustration : Elie Guckert / Syrie Factuel

Les sanctions américaines et européennes visant le régime de Damas sont accusées de mettre à genoux l’économie syrienne. Si ces dispositifs juridiques ne sont pas sans failles, c’est pourtant bien Assad qui reste le principal responsable du désastre économique et humain en Syrie et qui bloque toute possibilité d’un règlement pacifique.

Avec la signature du Caesar Act par le gouvernement américain en juin 2020, les sanctions internationales imposées au régime syrien sont redevenues un objet de controverse. Ces sanctions qui visent le régime syrien ainsi que les institutions et puissances étrangères qui alimentent son effort de guerre, sont accusées de causer des dommages collatéraux sur la vie quotidienne des syriens eux-mêmes. Les alliés d’Assad espèrent pouvoir profiter du récent changement de locataire à la Maison-Blanche pour pousser à un changement de stratégie.

Lire aussi : Sanctions en Syrie : plongée dans le club international des pro-Assad

L’instrumentalisation de la question des…


Illustration : Elie Guckert / Syrie Factuel

Grâce à ses propres recherches et aux nouveaux éléments révélés par la série « Mayday » de la BBC, Syrie Factuel revient sur les origines propagandistes d’un reportage mensonger de Vanessa Beeley au sujet des Casques blancs, et sa reprise à l’identique par plusieurs blogueurs pro-Assad, dont le français Pierre Le Corf.

En enquêtant sur le décès de James Le Mesurier, la journaliste de la BBC Chloe Hadjimatheou a été happée par le trou noir de la désinformation sur le conflit syrien. Sa série « Mayday », diffusée en novembre, retrace le parcours du co-fondateur des Casques blancs en interrogeant ses proches ainsi que les personnes qui ont travaillé avec lui et tente de découvrir la vérité sur les causes de sa mort, en novembre 2019.

Elle raconte au passage la guerre de l’information menée par la Russie, le régime d’Assad et une myriade de lanceurs d’alertes auto-proclamés, et finit sans surprise…


Illustration : Elie Guckert / Syrie Factuel

C’est une guerre de 30 ans qui se déroule dans le Caucase. Pourtant, il y est une fois de plus question de la Syrie. Le conflit armé pour le contrôle du Haut-Karabakh qui oppose l’Arménie et l’Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, s’est subitement rallumé, le 27 septembre. Des dizaines de civils ont déjà été tués de chaque côté du front.

C’est dans ce contexte que le président de la République française, Emmanuel Macron — déjà engagé depuis plusieurs mois dans un bras de fer martial avec le président turc — a déclaré le 1er octobre disposer « d’informations […] qui…


Illustration : Élie Guckert / Syrie Factuel

La position officielle de la France sur le conflit syrien est, au moins sur le papier, claire : priorité à la lutte contre Daech, à l’amélioration de la situation humanitaire et la lutte contre l’impunité de « tous les crimes de guerres ». Appelant initialement au départ de Bachar al-Assad, le Quai d’Orsay a finalement revu sa position notamment suite à l’intervention russe de 2015, prônant une « solution politique » répondant « aux aspirations légitimes de tous les Syriens ». Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères, avait déclaré au Progrès « une Syrie unie implique une transition politique…


Vanessa Beeley, à droite du président Assad (au centre) , en août 2016. Source : Twitter

Depuis quelques semaines, le monde entier subit de plein fouet la pandémie du Covid-19. Pour les civils syriens, cette nouvelle crise s’ajoute à la liste des nombreux drames qui se sont abattus sur eux depuis le début des soulèvements pacifiques en mars 2011. La province d’Idleb, dernier territoire sous le contrôle de groupes rebelles dominés par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham est déjà le théâtre de ce que l’ONU a récemment qualifié de « plus grande histoire d’horreur humanitaire du XXIe siècle ». …

Syrie Factuel

Get the Medium app

A button that says 'Download on the App Store', and if clicked it will lead you to the iOS App store
A button that says 'Get it on, Google Play', and if clicked it will lead you to the Google Play store